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 Les méthodes de lutte contre les insectes forestiers

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sniper



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MessageSujet: Les méthodes de lutte contre les insectes forestiers   Mer 25 Aoû 2010 - 0:37

Lorsque l’on est amené à lutter contre un insecte nuisible, toutes les méthodes issues de l’imagination peuvent être appliquées. Mais, il est primordial qu’une méthode de lutte soit efficace, facile à mettre en œuvre et peu coûteuse.
1. La lutte chimique :
Elle est procédée par utilisation des insecticides soit par poudrage, épandage des solutions ou émulsions, nébulisation des solutions ou émulsions, fumigation, injection ou enduits.
Le praticien doit tout d’abord porter son attention sur le mode de conditionnement. En effet, il faut toujours éviter les manipulations de produits insecticides, qui sont toujours toxiques et qui décomposent plus ou moins rapidement.
1.1. Classification des insecticides :
Les insecticides agissent selon la spécificité de chacun par action sur :
• la paroi intestinale,
• le système nerveux,
• le système musculaire,
• le système respiratoire,
• le système circulaire.
Evidemment, la substance ne doit pas se décomposée plus ou moins rapidement sous l’action de facteurs extérieurs tels que la lumière, la chaleur, la décomposition chimique, les fermentations (décomposition organiques). De cette stabilité dépend la rémanence de la substance, c'est-à-dire sa persistance d’action.
La classification des insecticides peut se baser soit sur leur mode d’action, soit sur leur composition chimique.
Selon le mode d’action on a :
 Les insecticides de contact
 D’ingestion
 D’inhalation
 Endothérapiques (systémiques)
 Déshydratants (qui diminuent la teneur en eau des tissus des insectes).
Cette classification est arbitraire. En effet, par exemple le parathion est un insecticide d’ingestion et de contact. Il y a également une action par inhalation non négligeable et un faible endothérapique. D’autres exceptions sont nombreuses.
Selon la composition chimique on a :
Les insecticides minéraux :
Comme les arsenicaux et les composés fluorés qui ont une action par ingestion et parfois par contact dans les zones sclérifiées des tissus et par répulsion.
Elles forment à la surface des téguments une pellicule qui pénètre dans les trachées et provoque l’asphyxie. Elles sont fort utilisées en arboriculture fruitière, particulièrement contre les cochenilles.
Les insecticides d’origine végétale :
Nicotine et dérivés : ils pénètrent par les trachées ou les téguments et attaquent le système nerveux.
Roténoides : ils agissent par contact et par ingestion. Ils inhibent l’oxydation d’acide glutamique.
Les pyréthrines : ils agissent par contact et attaquent le système nerveux.
Les insecticides de synthèse :
Composés organo-halogénés : leurs modes d’action sont très variables. Le DDT par exemple agit par contact et par ingestion. Son mode d’action exact semble inconnu. Les réactions de l’insecte sont en général : vive agitation, mouvements incoordonnés, paralysie et mort.
Composés organo phosphorés : ils agissent par contact et ingestion, parfois avec un certain pouvoir d’inhalation. Ils traversent aisément la cuticule des insectes et agissent sur le système nerveux, par inhibition de l’acéthyle cholinestérase.
Divers :
Dinitrophénols : ils agissent par contact, ingestion et également ils sont ovocides.
Méthanes et carbonates : agissent sur le système nerveux par inhibition de la cholinestérase.
Thiocyarates : ils arrêtent les contractions cardiaques.
1.2. Les principaux insecticides :
1.2.1. Organo chlorés :
• DDT : insecticide de contact et d’ingestion, il agit sur le système nerveux. Son action est lente et irréversible. Il est plus ou moins incompatible avec les substances alcalines. Son spectre d’action est assez vaste. Cependant, sa toxicité chronique est très élevée et son emploi se raréfie de plus en plus. Il est déconseillé en matière forestière.
• HCH : il agit par contact et ingestion. Son action est également importante. Il comprend quarte isomères dont l’isomère γ qui pénètre le plus rapidement.
Il est plus toxique que le DDT dont la toxicité chronique est moins élevée. La rémanence est très longue, particulièrement dans le sol. C’est pourquoi on l’utilise, mélangé à l’engrais, pour les bouturages et les jeunes plantations dans la lutte contre les ravageurs souterrains.
• Lindane : il s’agit d’une substance purifiée comprenant au moins 99% d’isomère γ de l’H.C.H.. Sa rémanence est plus courte, mais son action est plus intense.
• Dieldrine : insecticide de contact et d’ingestion, sa rémanence est assez longue de trois à quatre semaines mais son action est peu rapide. Son spectre d’action est très étendu et sa phytotoxicité est faible.
1.2.2. Organo phosphorés
• Parathion éthyle : il s’utilise en poudrage ou en pulvérisation. Dans ce cas, les doses peuvent monter jusqu’à 50 cc de MA/100l. c’est un insecticide de contact, d’ingestion et d’inhalation, à faible pouvoir phytotoxique.
• Parathion méthyle : légèrement plus faible que le précédent, il faut par conséquent augmenter la dose, mais la limite de 50 cc reste valable.
• Oléoparathions : il s’agit de solution de parathion dans une huile blanche. Leur adhésivité et leur étalement, ainsi que leur persistance, sont accrus.
• Malathion : cet insecticide, également réputé, a été fort utilisé en ex périmentation forestière. Sa persistance est assez faible ; il agit par ingestion, contact et inhalation. Il n’est pas phytotoxique.
1.2.3. Insecticides endotherapiques :
Il s’agit de substances qui sont solubles dans l’eau et qui peuvent ainsi être véhiculées par la sève de la plante. Ils pénètrent par les feuilles, les racines, les tiges et les graines, après un temps variable, en substances non toxiques.
Ils existent de nombreux insecticides systémiques, mais nous ne citons que le mevimphos. En effet, ils sont rarement utilisés en foresterie. Seule, au Maroc, le mévinphos a été utilisé dans la protection de peupliers blancs.
Un programme d’action chimique contre les insectes ravageurs ne devrait être commencé que lorsque les facteurs naturels de contrôle se sont révélés inefficaces. Ce qui suppose une grande précision dans les prévisions de pullulation. Les applications d’insecticides doivent être les plus localisées possible, par exemple : en pulvérisant seulement la cime des jeunes pin pour protéger contre la chenilles processionnaire ou en entourant les troncs des pin d’annaux insecticides et gluants pour capturer les papillons de Diprion pini grimpent le long des troncs lorsqu’ils sortent de l’hivernage. Un calendrier des traitements bien établi doit permettre d’intervenir lorsque les espèces utiles sont à un stade résistant ou bien sont protégées par leur mode de vie.
On peut remarquer que la situation des forêts est plus précaire vis-à-vis des ravageurs, aujourd’hui qu’il y a un demi siècle pour diverses raisons : la circulation internationale et l’échange de marchandise a augmenté les chances d’introduction d’organismes nuisibles à partir d’autres régions ; l’existence de forêts uniformément plantées accroît de pullulations massives.
L’existence de différences suivant la nature de la forêt et son type d’exploitation a été rappelée par plusieurs chercheurs.
La forêt primitive, ou bien la forêt traditionnelle qui s’en rapproche encore beaucoup par sa diversité et son homogénéité sont bien plus à l’abri des pullulations d’insectes que la forêt cultivée formée d’une seule espèce d’arbres de même âge ; que l’on tend à installer partout aujourd’hui.
La plantation d’une essence en dehors de son aire naturelle peut favoriser les pullulations d’insectes nuisibles lorsque ceux-ci trouvent des conditions de milieu favorables, d’autant plus que la plupart des cas, ces ravageurs sont introduits sans leurs ennemis naturels.
Parmi les inconvénients des traitements insecticides répétés signalons l’application de la résistance au D.D.T. qui s’est manifestée de l’épinette Choristoneura fumiferana. La destruction des saumons dans plusieurs rivières canadiennes, la mortalité élevée des oiseaux dans le valais suisse sont quelques unes des conséquences des pulvérisations d’insecticides effectuées en forêt par voie aérienne.
La multiplication de la tordeuse verte du chêne en Espagne résulte de la rupture, d’équilibres naturels consécutive, à des épandages répétés d’insecticides en vue de lutter contre Bombyx disparate (Lymantria dispar). C’est peut être dans ce pays que les insecticides ont été les plus employés en Europe dans le milieu forestier.
Quoique les insecticides soient utilisés comme méthode de lutte contre les insecte, ces produits peuvent engendrer certains inconvénients de toxicité pour l’homme et les animaux domestiques soit par ingestion, inhalation ou par contact.
Les principaux insectes combattus sont les suivants :
Tortrix viridana : 2 995 743 ha.
Thaumetopoea pityocampa : 541 131 ha.
Bombyx disparate : 188 556 ha.
Lymatria monacha : 63 887 ha
Diprion pini : 1957 ha.
1.3. La toxicité pour l’homme et les animaux domestiques.
Quoique les insecticides soient utilisés comme méthode de lutte contre les insectes, ces produits peuvent engendrer certains inconvénients.
La toxicité d’une substance peut être chronique ou aigue. Et les voies d’intoxication sont :
 Ingestions : on s’en préserve par l’utilisation de masques, se gants, de mélangeurs ; par le stockage des produits dans des enceintes précises et bien protégées ; par l’utilisation de récipients destines seulement à recevoir ces substances.
 Inhalation : beaucoup d’insecticides sont doués d’une forte tension de vapeur. Ce sont seulement les produits utilisés en fumigation, mais encore d’autres substances. On s’en préserve par l’utilisation de tentes et en général, par manipulation soignée.
 Contact : pour beaucoup d’insecticides, seul le contact répété avec la peau peut provoquer l’intoxication.
La toxicité d’un insecticide est quantifiée par sa dose létale = 50 ‘DL = 50). C’est la dose du produit exprimé en mg/kg, amenant la mort de 50% des animaux traités.


2. La lutte biologique :
La lutte biologique consiste à l’utilisation des insectes entomophages (c'est-à-dire l’utilisation d’ennemis naturels du ravageur), des animaux divers entomophages et des microorganismes comme des champignons, des bactéries et des virus. Il existe aussi des insecticides microbiologiques se présentant comme une poudre insecticide ordinaire : la nature active est constituée de toxines bactériennes synthétisées par des bactéries ; c’est une action par ingestion. Ces toxines sont spécifiques d’un certain nombre de chenilles défoliatrices dont Thaometopoea sp et Bombyx disparate, permettant ainsi de respecter la plus grande partie de la biocénose.
La lutta biologique s’impose en forêt mais elle ne peut être efficace que grâce à une bonne connaissance du milieu et des interactions biologiques, ce qui montre tout l’intérêt économique des études d’entomologie forestière.
La lutte biologique a fait l’objet de mise au point de la part de plusieurs auteurs, au moins une quarantaine d’espèces d’insectes forestiers sont contrôlés plus ou moins par cette technique.
La lutte biologique de l’homme contre les insectes et contre d’autres animaux ou des plantes est un processus nature. C’est l’aspect de l’action par laquelle une sorte d’animal ou plante en s’attaquant à une autre, parvient à la juguler. Il ne fait pas de doute que l’on ne pourrait mieux définir cette lutte biologique que l’équilibre naturel.
La lutte biologique contre les insectes ne peut cependant être comparée au contrôle naturel que pour autant que nous soyons à même d’imiter l’action de la nature. Nous sommes fortement handicapés dans nos efforts parce que bien des facteurs jouant un rôle dans la lutte contre les fléaux possibles, sont inconnus et de nombreuses années de recherches peuvent être nécessaires avant que nous prenions conscience de leur importance.
Les parasites naturels sont épargnés, ce qui augmente très sensiblement la portée efficace du traitement. Les périodes des traitements doivent être propices, c'est-à-dire que les traitements se font au moment de l’abondance du stade évolutif de l’insecte.
3. Les méthodes mécaniques :
Les procédés mécaniques de destruction sont de moins en moins employés car ils exigent une main-d’œuvre considérable. Elles consistent à l’utilisation de chasse mouche, de bâton ou de fusil, la brosse, d’échenilloir, de secouage pour les insectes des grains mais aussi des barièrres comme les moustiquaires et grillages et d’emballage, la glue, etc.
Nous citons pour mémoire la capture à la main, ou à l’aide de grandes bâches, du hanneton.
La destruction des pontes par écrasement. L’échenillage est pratiqué contre les nids des chenilles processionnaires ; on les détruit en coupant les nids d’un sécateur ou en les brûlant avec une torche d’amiante imbibée de pétrole ou un bouchon de paille fixé à l’extrémité d’une gaule.
4. les méthodes physiques :
Les agents physiques sont de moins en moins employés ; il est possible que de nouvelles techniques (ultrasons, infrasons, etc.) présentent dans l’avenir in certain intérêt pratique.
Ces méthodes mécaniques consistent à l’utilisation du froid, du chaud, des micros ondes, des radiations ionisantes.
Les insectes ne résistent pas longtemps à une température égale ou supérieure à 55°c. La désinfection de la terre des couches et des serres est réalisée par des tuyaux métalliques disposés à intervalles réguliers où l’on envoie de la vapeur d’eau surchauffée.
5. Les méthodes psychiques :
Le prince de ces techniques est d’attirer ou de repousser l’insecte en faisant intervenir un élément qui agit sur un ou plusieurs tropismes. On entend par tropisme ou taxie une modification de l’orientation de l’axe principal d’un animal provoqué par une source d’excitation et suivie du déplacement de l’animal vers sa source. La source d’excitation ou stimulus peut être physique, chimique ou mécanique. Le tropisme est dit positif lorsque l’animal se dirige vers le stimulus et négatif lorsque l’animal s’efforce de s’éloigner rapidement de la source d’excitation.
Les leurres, les appâts, les pièges, les épouvantails, etc., avec développement moderne par l’utilisation de pièges lumineux munis de grilles d’électrocution dans les magasins, autour des piscines, d’attractifs alimentaires empoisonnés, de phéromones de synthèse de rapprochement des sexes ou d’agrégation, des cris d’alarme enregistrés, etc., à rapprocher des plantes pièges.
6. Les méthodes culturales ou environnementales :
Elles comportent d’une part l’emploi de variétés résistantes, plantes entières ou porte-greffes sélectionnés, voire maintenant génétiquement modifiés, qui opposer aux ravageurs des barrières qui tolèrent ou compensent très vite les déprédateurs. C’est l’exploitation de propriétés naturelles de résistance aux insectes phytophages que possèdent certaines lignées de plantes. Par la sélection ou le croisement, on s’est principalement efforcé jusqu’à ces dernières années de créer des variétés donnant un grand rendement sous diverses conditions de milieu. On s’est éloigné de plus en plus des espèces originelles et l’on fortement modifié un certain nombre de critères d’ordre chimique, physique, morphologique ou physiologique.
D’une façon générale, les plantes sauvages sont preuve d’une assez grande résistance vis-à-vis de leurs ennemis végétaux ou animaux alors que la plupart des variétés de plantes cultivées à grand rendement sont sensibles.
D’autre part, elles consistent à créer des modifications des milieux défavorables aux animaux nuisibles par éclaircie, dessiccation superficielle du sol, élimination des abris et des résidus de culture, enlèvement des arbres abîmés et des bois gisants propices aux ravageurs de faiblesse, nettoyage de la forêt et une bonne surveillance quotidienne.








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MessageSujet: Re: Les méthodes de lutte contre les insectes forestiers   Mer 25 Aoû 2010 - 2:50

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Les méthodes de lutte contre les insectes forestiers
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