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 Quel SNMG pour l’économie algérienne ?

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briki atmane
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MessageSujet: Quel SNMG pour l’économie algérienne ?   Lun 26 Sep 2011 - 11:44

Quel SNMG pour l’économie algérienne ?
le 26.09.11 | El watan



Les débats vont bientôt s’intensifier autour de la question du SNMG. Faut-il le revoir à la hausse et à quelle hauteur ? Dans ce domaine d’analyses et de négociations, nous ne manquerons pas d’avoir de nombreux avis, parfois trop éloignés les uns des autres. Il risque d’y avoir alors un sérieux problème de communication. Les spécialistes de cette discipline expliquent que pour bien cerner les différents contours d’un problème il faut les voir du point de vue des autres. Il est trop facile de se donner raison et d’accuser les autres d’incompétence ou de manque de sensibilité. Personne ne détient le monopole de la compétence ou de la générosité. Mais un véritable leader se dit : «Pourquoi les autres pensent-ils ainsi ? Quelles sont leurs hypothèses et en quoi consistent leurs angles de perception ?» On a beaucoup plus de chances d’arriver à un consensus en tenant compte des idées et des discernements d’autrui, qu’en s’accrochant coûte que coûte à sa position sans comprendre les autres.

Le débat sur la question du SNMG en Algérie offre une parfaite illustration ou personne n’a entièrement tort ni totalement raison. Les partenaires sociaux scrutent le pouvoir d’achat, les anticipations des citoyens, les opportunités du moment et basent leurs calculs sur des tas d’autres considérations. Les patrons considèrent la réalité économique, la productivité et la situation compétitive des entreprises. Voyons plus en détails, quelques angles d’analyses de la question, dans un contexte très spécial, pour tirer des leçons et s’apercevoir qu’il faut tout simplement faire des concessions, chacun de son côté.

Le SNMG et le niveau de vie

Les partenaires sociaux réfléchissent surtout pouvoir d’achat et rattrapage salarial. Le salaire minimum devrait permettre un niveau de vie décent aux familles des travailleurs. Une manière de percevoir le seuil serait de prendre un ménage moyen, composé de quatre à cinq personnes, calculer ce que coûterait un panier de biens et de services indispensables à la survie et de négocier à partir de ce montant. Certains analystes syndicaux font exactement ces constats. Une autre manière de négocier un réaménagement serait de considérer la hausse des prix cumulés après la dernière augmentation salariale, ainsi que toute amélioration éventuelle de la productivité et de négocier en conséquence. Chaque méthode a ses mérites et ses carences. On se heurtera toujours au problème de la crédibilité des données. Il est nécessaire, dans le futur, de donner une complète indépendance aux institutions de production des statistiques. Mais en attendant, on ne peut que se contenter de celles qui sont disponibles. Tout au plus peut-on y apporter des correctifs mineurs.

Le calcul d’un panier de biens et de services pose le délicat problème du contenu. Que doit-on inclure ? Il peut aller d’un évitement du seuil de pauvreté (5000 DA/mois) jusqu’à un revenu de plus de 150 000 DA qui constitue un SNMG d’un pays développé. On voit bien que l’éventail est trop large pour permettre une négociation sérieuse. De surcroît, un travailleur qui ne dispose pas d’un logement social, et qui est obligé de louer, verrait parfois plus de la moitié de son salaire engloutie par le loyer. Mais celui qui a obtenu un F3 type HLM a constitué un capital qu’un salarié moyen, qui n‘en dispose pas, doit épargner durant trente ans la moitié de son revenu pour se le procurer.

Encore une autre grave distorsion dans le système des incitations au niveau national. Mais nous ne pouvons traiter dans ce contexte la problématique du logement qui exige des outils et des schémas d’analyses différents. Il n’en demeure pas moins que les différents sujets sont interconnectés, parce que la part du loyer dans un panier de consommation est déterminante pour aboutir à un montant. La plupart des institutions qui ont travaillé de cette manière ont avancé des chiffres entre 25 000 et 45 000 DA. Le fait que le SNMG soit de
15 000 DA serait aux yeux de ces organisations sociales une preuve que le niveau des salaires est trop faible par rapport aux exigences d’un train de vie décent.

La seconde méthode considère que le compromis passé est acceptable, mais il a besoin d’être actualisé et ajusté par une meilleure prise en compte de la productivité. La base de ce raisonnement est que les entreprises économiques ayant augmenté les prix, même de l’ordre de 3 à 5% par an, peuvent se permettre de restituer une partie aux travailleurs les plus démunis, pour au moins opérer un rattrapage salarial adéquat. Si on travaillait sur cette base (inflation et productivité), on pourrait tout au plus justifier un niveau de SNMG compris entre 17 500 et 19 000 DA.

Mais il y a plus que l’équation économique

D’un point de vue purement économique, il faut se poser la question suivante : quelle est la productivité moyenne d’un Algérien au travail ? Pour cela, il faut calculer les indicateurs classiques de productivité humaine, hors hydrocarbures, pour notre contexte. Mais comme le mode de fonctionnement (importations, crédits) est tributaire des ressources des hydrocarbures, tout au plus peut-on justifier un salaire moyen de 20 000 DA et un SNMG de 7000 DA.

En économie, on considère que l’on ne peut pas consommer ce que l’on n’a pas produit. C’est pour cette raison qu’une étude du FMI en 2007 sur l’Algérie concluait «The minium wageisrelativelyhighgiven the level of laborproductivity» (le salaire minimum est relativement élevé par rapport à la productivité du travail). En Algérie, le salaire minimum représente 26% de la valeur produite par travailleur.
Il est de 15% pour la zone Maghreb et Moyen-Orient. En économie, on considère que l’on ne peut pas consommer ce que l’on n’a pas produit. Cet adage n’est pas valable pour les économies qui disposent d’une rente.

Mais cette manière froide de calcul des économistes appelle à plusieurs observations. En premier lieu, les pays qui avaient le même niveau de vie que l’Algérie en 1964 (Corée du Sud, par exemple) ont actuellement jusqu’à sept fois plus de ressources par habitant que nous autres.La faute n’incombe nullement aux travailleurs si notre économie se trouve dans une situation si lamentable avec des ressources si abondantes. Nous aurions dû avoir un niveau de vie au moins onze fois supérieur à l’actuel, avec d’autres politiques économiques. On sait que c’est la qualité des décisions publiques et des systèmes de management des institutions et des entreprises qui déterminent le niveau de productivité.

Moralement, on ne peut pas pénaliser les travailleurs pour des résultats pour lesquels ils ne sont pas responsables. En management, nous avons un principe sacro-saint qui stipule : «A tous les niveaux hiérarchiques d’une entreprise ou d’une institution non économique, chaque personne a le droit d’avoir un supérieur plus compétent que lui». Par ailleurs, on ne peut pénaliser les entreprises en mettant certaines d’entre elles au bord de la faillite, par des augmentations inconsidérées de salaires.

L’équation se complique. Une autre observation de taille s’impose. Nous avons certains salaires exorbitants qui ne sont liés ni à la productivité ni aux objectifs fixés dans des administrations et des entreprises. Pourquoi faut-il respecter les équations économiques, uniquement lorsqu’il s’agit de SNMG ? De surcroît, les décideurs politiques gèrent également le volet économique en fonction des anticipations des citoyens. Ces dernières se forment en considérant les annonces et les comportements des pouvoirs publics. Quel calcul économique a prévalu aux récentes augmentations des rémunérations de plusieurs composantes de la population ?
Les pouvoirs publics gèrent des attentes en fonction de paramètres sociopolitiques, en plus des exigences économiques qui deviennent marginales dans certaines circonstances. Le primat du politique n’est pas uniquement une invention de la théorie marxiste. Toute une école de pensée (public choice) le consacre.L’économiste doit construire des ponts entre ses préoccupations et celles des autres.

Alors que reste-t-il aux pouvoirs publics ? Nul ne peut nier le poids de l’histoire et des anticipations sociales dans les cours des décisions qu’ils peuvent prendre.Il y a tellement de paramètres à considérer et les plus importants ne semblent pas être économiques. L’économie algérienne s’est éloignée des modes de fonctionnement universels depuis des décennies. Le printemps arable introduit une donne supplémentaire qu’il convient de considérer.

Même si on essayait de faire fi de cette préoccupation, elle s’inviterait indirectement au débat. Alors la logique voudrait que l’on ait une gestion à court terme accommodante tout en essayant d’introduire des correctifs qui provisoirement mettront l’économie sur les rails.
L’équation SNMG en Algérie est compliquée. Les salaires sont trop bas socialement et trop élevés économiquement. Par rapport aux anticipations et aux promesses des pouvoirs publics, les rémunérations sont trop basses. Mais par rapport à ce que nous produisons, les salaires sont trop élevés. Une attitude raisonnable serait d’accommoder un peu les anticipations (un SNMG entre 17 500 et
21 000 ?) tout en neutralisant ses effets sur les entreprises, par une révision du système de taxation et de prélèvements sociaux.

Par la suite, on ne peut sortir de cette situation qu’avec une ré-ingénierie profonde de l’économie nationale.
Nous avons exposé certaines de ses facettes et nous en évoquerons plusieurs autres. En attendant, il ne faut pas s’étonner de voir des divergences profondes sur la question entre les différentes parties prenantes au débat. Il est saint de diverger et d’exposer des points de vue contraires.A condition d’essayer de comprendre pourquoi l’autre pense différemment et quels sont ses référentiels.
Ainsi, on trouvera un terrain d’entente entre gens raisonnables même si on n’est pas d’accord sur tout. De toute façon, il y a longtemps que l’économie algérienne s’est détachée des modes de fonctionnement universels. Comment la remettre sur les rails est un tout autre débat.


Abdelhak Lamiri (PH. D. en sciences de gestion)
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