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  état actuel du secteur des forêts

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briki atmane
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MessageSujet: état actuel du secteur des forêts   Dim 8 Sep 2013 - 0:43

état actuel du secteur des forêts

1.2.1. Présentation générale

L’Algérie couvre une superficie de 2,388 millions de km2 ce qui en fait, en étendue, le deuxième pays africain après le Soudan. Le Sahara l’un des plus vastes déserts du monde en occupe plus de 2 millions de km2 soit 84% du territoire.

Les régions du nord de l’Algérie ou les conditions de climat et de milieu permettent le développement des formations forestières occupent 250 000 km2 soit un peu plus de 10% de la superficie totale.

1.2.2. Présentation de la forêt algérienne.

1.2.2.1. Consistance globale et caractéristiques de la forêt algérienne

les forêts et maquis couvrent 4,1 millions d’hectares soit un taux de boisement de 16,4% pour le nord de l’Algérie et de 1,7 % seulement si les régions sahariennes arides sont également prises en considération. Ces taux de boisement sont évidemment très insuffisants pour assurer l’équilibre physique et biologique. L’essence prédominante est le pin d’Alep qui occupe 880 000 ha et se rencontre principalement dans les zones semi arides. Le capital sur pied de ces pineraies est assez pauvre. le chêne liège avec 230 000 ha se localise principalement dans le nord-est du pays. les chênes zeen et afares avec 48 000 ha occupent les milieux les plus frais dans la suberaie. les cèdres sont éparpillés sur 16 000 ha en îlots discontinus dans le tell central et les aurès. Le pin maritime est naturel dans le nord-est du pays et couvre 32 000 ha. Les eucalyptus introduits dans le nord et surtout l’est du pays occupent 43 000 ha. Ces essences constituent le premier groupe de forêts dites économiques qui totalisent 1 249 000 ha dont 424 000 ha de peuplements artificiels. Le second groupe, constitué par le chêne vert, le thuya et le genévrier qui, en étage semi-aride jouent un rôle de protection essentiellement, ne couvre que 219 000 ha. Le reste des surfaces forestières qui s’étendent sur 2 603 940 ha se répartissent entre les reboisements de protection qui couvrent 727 000 ha et les maquis et broussailles qui occupent une superficie de 1 876 000 ha. Les forêts font partie du domaine public de l’Etat. S’ajoutent à ces superficies forestières les nappes d’alfa qui totalisent 2,7 millions d’hectares. La forêt algérienne apparaît comme une formation végétale dont les arbres sont en état de lutte continuelle contre la sécheresse (plusieurs mois secs consécutifs l’été ). compte tenu de tous les éléments historiques qui la marquèrent et des pressions qu’exercent sans cesse sur elle, l’homme et son bétail, la forêt semble glisser rapidement sur la voie d’une dégradation progressive des essences principales et de son remplacement par le maquis et les broussailles dont le rôle reste néanmoins extrêmement important pour le contrôle et la fixation des sols en terrain à forte déclivité.

Les grands traits caractérisant la forêt algérienne peuvent se résumer comme suit:

une forêt essentiellement de lumière, irrégulière, avec des peuplements feuillus ou résineux le plus

souvent ouverts formés d’arbres de toute tailles et de tous âges en mélange parfois désordonné

présence d’un épais sous-bois composé d’un grand nombre d’espèces secondaires limitant la

visibilité et l’accessibilité et favorisant la propagation des feux,

faiblesse du rendement moyen en colume ligneux,

existence d’un surpâturage important (surtout dans les suberaies) et empiétement sur les surfaces forestières par les populations riveraines.

a) Surface sous forêts, couvert forestier, volume sur pied

i) Surface sous forêt, couvert forestier

L’Algérie avec une superficie totale de 2,4 millions de km2 peut se subdiviser en deux parties:

les régions sylvatiques, qui occupent 25 235 000 hectares, dans la partie nord du pays, soit un peu plus de 10% de la superficie totale;

les régions sahariennes arides (moins de 200 mm de pluie) qui couvrent près de 90% du territoire.

Les forêts et maquis couvrent 4,1 millions d’hectares. En 1830 la superficie était de 5 000 000 d’hectares. Elle est actuellement de 1 500 000 d’ha y compris les repeuplements mais non inclus 1 876 000 ha de maquis et les reboisements réalisés depuis 1962 qui sont de 727 940 ha. La diminution de la superficie en 150 ans correspond donc à 37 % si l’on ne prend en compte que la forêt mais à moins de 10 % si l’on considère l’ensemble des forêts et maquis. Comme par ailleurs on estime la superficie nécessaire à un bon niveau de protection à 7 000 000 d’ha soit un taux de boisement de 28% pour le nord de l’Algérie, la surface existante en forêts et maquis correspond à environ 57 % du niveau souhaité.

La comparaison des données de l’inventaire national de 1984 avec celles de Boudy (1955) met en évidence, malgré une incertitude sur l’homogénéité des définitions.

La stabilité des surfaces de pin d’Alep imputable pour partie à l’importance des plantations auxquelles il a donné lieu sur des centaines de milliers d’hectares au cours des 3 dernières décennies

La réduction de moitié des surfaces de chêne liège

La réduction très forte des yeuseraies et juniperaies

Les surfaces en pins sont donc stables ou en progression (nombreuses plantations depuis 1962) celles en chêne et en cèdre en régression. La régression des espèces à couvert épais traduit la pression pastorale multiple (chèvres, moutons, bovins) qui s’exerce sur l’espace forestier en limitant fortement sa régénération.

ii) volume sur pied

L’inventaire forestier national publié en 1984 fournit une estimation des volumes sur pied (54 955 000 m3 dont 30 427 000 m3 pour le pin d’Alep) et des accroissements ( 1 622 600 m3 dont 1 217 000 m3 pour le pin d’Alep).

b) Forêts naturelles

i) Consistance

Les essences principales couvrent 1 491 000 ha qui se répartissent en forêts d’intérêt économique et forêts de protection.

Forêts d’intérêt économique constituées par : les résineux (pin d’Alep, pin maritime et cèdre ) et les feuillus Chêne-zeen et Afarès, eucalyptus.

Forêts de protection composées de Chêne vert, thuya et genévriers

Ces diverses forêts ont quelques traits importants en commun:

elles sont en général constituées de peuplements purs d’une seule essence, rarement en mélange de 2 ou 3 essences (chêne liège et chêne zéen, ou chêne liège et pin maritime) ;

suite à l’action des usagers et de leurs troupeaux, ou aux incendies, les troncs des arbres sont souvent courts, ou tordus et les bois affectés de nombreuses tares et pourritures qui réduisent fortement leur aptitude au sciage.

- Les pineraies de pin d’Alep comportent un capital sur pied assez pauvre, de 11 à 54 m3/ha (valeurs extrêmes ) avec une moyenne de 45 m3/ha, et un accroissement moyen annuel de 1,8 m3/ha. Le volume sur pied est présumé fournir 30 m3/ha de bois d’œuvre et d’industrie et 15 m3/ha de bois de chauffage.

- Les subéraies ( 229 000 ha). Il s’agit de peuplements agés: 61% des suberaies sont constituées de vieilles futaies qui ont subi plusieurs démasclages et devraient être régénérées. Les taillis et perchis ne représentent que 2,5 % de la surface.

- Les chênes caducifoliés ( zéen et afarès ; 48 000 ha). Ces peuplements occupent les milieux les plus frais et les altitudes élevées dans la suberaie. Avec sa croissance rapide, le zéen a tendance à recoloniser les suberaies. Les vieilles futaies représentent 56% des surfaces, les taillis et perchis 5% seulement.

- Le pin maritime (31 510 ha). Le pin maritime, qui est naturel dans le nord-est de l’Algérie, s’installe dans les suberaies plus ou moins dégradées. Sa régénération naturelle est aisée, sauf en exposition sud.

- Le chêne vert est surtout abondant dans le nord-ouest du pays ; la surface aurait fortement régressé en 30 ans, de 700 000 ha (Boudy 1955) à 108 200 ha (PNDF, 1984).

ii) Volume sur pied et production

Les forêts productives ne couvrent qu’un tiers du patrimoine forestier national, soit 1 400 000 ha. Elles sont constituées de peuplements de pin d’Alep, d’eucalyptus, de chêne liège, de chêne zéen et afarès, de pin maritime et de cèdre. En matière de réserves de matériel ligneux sur pied, les forêts de pin d’Alep représentent la plus grande proportion. Parmi les feuillus, les eucalyptus et les chênes sont les plus importants. Le chêne liège est essentiellement cultivé pour son écorce (liège).

1) - Le bois

La possibilité annuelle globale, toutes catégories de bois confondues, s’élève à environ 1 200 000 m3 (PNDF, 1984). L’accroissement moyen annuel s’élèverait donc à peine à 1 m3/ha/an si l’on considère la superficie occupée par les forêts productives. Les peuplements de pin d’Alep renferme plus de 80% de la possibilité totale annuelle. Le reste est fourni par les eucalyptus, le chêne zéen et le chêne afarès. La superficie des forêts ayant fait l’objet d’études d’aménagement s’élève à près d’un million d’hectares toutes essences confondues (y compris les peuplements artificiels d’eucalyptus).

Ces forêts représentent une possibilité annuelle d’environ 460 000 m3. La production de bois a suivi un rythme très irrégulier depuis l’indépendance. Faible de 1963 à 1990, celle-ci a connu une augmentation sensible à partir de 1991 culminant en 1993 avec 240 000 m3. Cette augmentation est essentiellement due aux moyens humains et matériels mis en œuvre par le secteur pour une meilleure prise en charge des plans de gestion.

Ces dernières années, on enregistre une accroissement sensible des besoins nationaux en bois et, parallèlement, une régression des importations, ce qui engendre des tensions sur le marché. Cette situation a contraint les pouvoirs publics à encourager l’exploitation des ressources locales. Le secteur des forêts devra désormais améliorer son niveau de participation au développement de l’économie nationale. C’est ainsi qu’il se fixe l’objectif de mobiliser annuellement durant les années à venir plus de 500 000 m3 de bois, l’objectif étant, bien entendu, la réalisation de la possibilité globale de plus d’un million de m3/an.

La production de bois provient de forêts aménagées et non aménagées.

Production des forêts aménagées:

Les forêts aménagées sont constituées aussi bien de résineux (pin d’Alep) que de feuillus (chêne zéen, chêne afrès). Pour le pin d’Alep, il s’agit notamment des massifs de Telagh, Djelfa (Senalba Chergui et Gherbi) et de Khenchela (Béni-Imloul). Ces forêts sont exploitées depuis le début des années 80. En ce qui concerne les chênes zéen et afarès, les principales forêts (Guerrouch et Akfadou) sont en cours d’exploitation mais les mêmes types de problèmes se posent pour ces massifs. De plus, le bois de chêne zéen trouve difficilement des débouchés.

Production des forêts non aménagées:

En l’absence de plan de gestion, l’exploitation de bois au niveau des forêts non aménagées concerne principalement des coupes de vieux bois, des éclaircies et des coupes sanitaires (forêts de pin d’Alep). Des coupes d’assainissement dans les forêts incendiées sont également effectuées. Il faut signaler, cependant, que la part des produits provenant de ces forêts ne représente qu’une faible proportion de la production totale de bois. Par conséquent la production de bois des forêts naturelles provient des essences suivantes par ordre décroissant: pin d’Alep, chêne zéen, chêne afarès, cèdre, pin maritime. Le pin d’Alep fournit environ 70% de la production totale de bois, mais seulement 20% de bois d’œuvre. L’eucalyptus est essentiellement cultivé pour le bois de trituration. La production des chênes, du cèdre et du pin maritime est à 30% environ destinée à un usage en bois d’œuvre. Globalement, la production de ce type de bois n’excède pas 30% de la production nationale de bois alors que le bois de trituration en représente 50 à 60%.

Débouchés des bois locaux

Le bois du Pin d’Alep, de loin le plus répandu, est de qualité moyenne. Ses principaux ébouchés sont la menuiserie, la charpente et le coffrage. Les bois d’eucalyptus, qui est exploité généralement à courte rotation (10ans), est destiné à la trituration. Le bois de chêne zéen, vu son importante densité et sa dureté, est essentiellement utilisé pour la confection de traverses de chemin de fer. Le bois de pin maritime, de meilleure qualité est surtout utilisé en menuiserie, le bois de cèdre est quant à lui utilisé en ébénisterie.

2) - Le liège

De loin, le plus valorisé des produits forestiers , le liège constitue une ressource stratégique du fait de ses multiples usages (bouchonnerie, parquet, isolation thermique). Les potentialités nationales sont estimées à plus de 200 000 qx/an. Avec une production relativement faible ces dernières, années (100 000 à 150 000 qx/an), l’Algérie occupe le troisième rang des producteurs de liège (7% de la production mondiale), mais loin derrière le Portugal (57%) et l’Espagne (23%). Cependant, avec une meilleure gestion et une exploitation plus rationnelle des peuplements, la production nationale de liège peut connaître une sensible augmentation à court terme.

3) - L’Alfa

D’une moyenne de 30 000t/an au début des années 1990, la production alfatière a chuté de manière drastique pour atteindre 10 000 t en 1994. Les causes essentielles, à l’origine de cette régression tiennent à la désaffection des opérateurs chargés de la récolte et à la raréfaction de la main d’œuvre dûe à la pénibilité du travail d’arrachage et à son caractère saisonnier notamment.

En résumé on peut dire qu’à l’instar des massifs forestiers méditerranéens, la forêt algérienne joue un rôle beaucoup plus de protection que de production. Composée essentiellement d’essences locales à croissance relativement faible, elle est exploité à hauteur de 15 à 20% de la possibilité globale estimée à 1 200 000 m3/an.

4) Revenus de la forêt algérienne

La forêt algérienne, est à l’origine de revenus assez conséquents qui proviennent de ventes de bois et de liège, de la commercialisation de l’alfa et des autres produits ainsi que de diverses amodiations (vides labourables, tranchées-pare-feu cultivées, etc…)

Les revenus tirés de la forêt au titre de l’année 1999 sont les suivants:

Exploitation de bois


73 931 872


DA 11,5 %

Récolte de liège


431 783 147


DA 67,9 %

Récolte d’alfa


6 549 000


DA 1,0 %

Exploitation de produits divers


19 800 278


DA 3,1 %

Amodiations


93 009 507


DA 14,5 %

Contraventions


16 886 055


DA 2,6 %

Total


641 959 860


DA ()

néanmoins et si à l’échelon de l’économie locale ces revenus sont des plus intéressants, il reste qu’ils sont loins d’être significatifs comparés au PIB du pays pour 1999 qui est de 3.168 milliards de DA.

c) Forêts plantées

i) Les reboisements en Eucalyptus

Le PNDF recense pour les eucalyptus une superficie de 43 235 ha avec une possibilité annuelle récoltable de 144 800 m3/an. Ces reboisements ont été effectués dans le nord du pays et surtout à l’est( Annaba;16 310 ha, Guelma: 3 940 ha, Skikda: 2 845 ha, Tizi Ouzou: 6 070 ha). Les essences principalement utilisées sont E. camaldulensis, et E. globulus. De façon limitée ont été introduits : E. grandis, E. gomphocephala, E. leucoxylon. En Algérie bien que des eucalyptus aient été installés dans le semi-aride, les meilleurs résultats sont obtenus dans l’humide et le sub-humide doux et chaud. Des surfaces importantes, ont pratiquement disparu : E. globulus détruit par le Phoracantha, notamment sur près de 6 000 ha à l’est et E. grandis inadapté aux milieux où il a été planté dans un but de protection des terrains dégradés. La production est faible, voire inférieure à 3m3/ha/an, notamment

ii) Extension du patrimoine

Le reboisement a toujours constitué une action déterminante dans les programmes d’extension du patrimoine et de protection des terres. Pour l’exécution de ces programmes le secteur des forêts dispose d’une infrastructure de production de plants constituée par 98 pépinières. Leur superficie totale est de 1 159 ha permettant une capacité de production de 170 millions de plants (forestiers, pastoraux et fruitiers). Le bilan des réalisations depuis 1962, déduction faite des plantations fruitières et fourragères, s’élève à plus de 1 million d’hectares. Aucun bilan qualitatif précis n’a été réalisé pour déterminer le taux de réussite global des reboisements.

iii) Contribution des plantations à la production de bois

Les plantations effectuées depuis 1962, date de l’indépendance du pays, l’ont été essentiellement à base d’eucalyptus et de pin d’Alep. La production du bois à partir du pin d’Alep est comprise dans le production des forêts naturelles, cette essence ayant été utilisée massivement pour les repeuplements de forêts naturelles. Les eucalyptus qui ont été plantés pour, d’une part, leur croissance rapide et ,d’autre part, fixer des sols fragiles fournissent une production de 145 000 m3 annuellement sur une superficie de 50 000 ha. Cette production est destinée quasi exclusivement à la trituration.

d) Arbres hors forêt – surface et rôle dans la production de produits ligneux et non ligneux

A l’heure actuelle l’absence de données précises ne permet pas d’avancer des indications fiables sur l’importance de la surface occupée par les arbres hors forêts. Il est à noter toutefois que l’administration forestière s’est de tous temps attachée à promouvoir la plantation des arbres sur des terres agricoles à restaurer ou dans les zones péri urbaines pour améliorer l’environnement et répondre aux besoins de détente du citoyen.

Cette administration a directement initié et mis en œuvre ou appuyé la mise en œuvre de nombreux projets de création de ceintures vertes autour des agglomérations, de bandes vertes le long des routes, de haies brive-vents autour des périmètres de mise en valeur agricole, de plantations d’arbres à usages multiples (fourniture de bois de chauffage, de fourrager et d’ombre pour les animaux).

Pour protéger et améliorer l’aménagement des terres agricoles et pour diversifier les paysages, un appui est fourni aux populations rurales et, de plus en plus maintenant, pour enrichir la diversité biologique de l’écosystème cultivé et rural. De plus, des arbres fruitiers rustiques sont fournis aux populations des zones de montagne pour la création des vergers familiaux. Ces actions entrent dans le cadre de la mise en œuvre d’une composante de la politique forestière visant la mise en place d’une agro-foresterie économiquement durable, écologiquement viable et socialement acceptable.

e) Produits forestiers non ligneux

En plus des principaux produits, le bois et le liège, la forêt algérienne recèle des potentialités en divers produits qui, pour peu qu’ils soient rationnellement valorisés, pourraient contribuer sensiblement au développement de l’économie locale et nationale et assurer une augmentation substantielle des revenus des populations concernées .

Les principaux produits sont les suivants: le charbon de bois, la souche de bruyère, la transformation du bois de certaines espèces arbustives comme la filaire, l’arbousier, l’oléastre, les glands de chênes, les plantes médicinales et aromatiques (myrte, lavandes, lentisque, cistes, … ), la gemme et la résine.

i) Les ressources fourragères en forêt

La présence de bétail en forêt est un facteur important d’évolution des peuplements forestiers. Il n’existe pas de chiffres sur les effectifs des différentes espèces domestiques, qui tirent, tout ou partie de leur nourriture. Les estimations faites au nord de l’Algérie en 1984 ont donné 10 950 000 têtes , correspondant à 16 500 000 équivalents ovins. Compte tenu des activités agricoles, qui excluent souvent les troupeaux pendant la plus longue période de l’année, la plus grande partie de l’effectif actuel (sauf les bovins en élevage hors-sol, qui sont une minorité) s’alimente en forêt et aux maquis. La pression pastorale a presque quadruplé en 30 ans.

On remarque une forte disparité régionale de la charge pastorale exprimée en équivalents-ovins à l’hectare. La charge apparaît forte dans les wilayate littorales du nord-est (Jijel, Tizi Ouzou, Skikda), et plus faible dans les wilayate du sud ( Biskra, Tiaret, Saida). Cependant, la production fourragère des terres forestières est importante et assez bien répartie dans le temps et l’espace. Il en résulte que le bétail peut en tirer une importante quantité pour sa subsistance, voisine de 0,5 équivalent ovin/ha (Batna, Tebessa, Tiaret) voire proche de 1 (Djelfa). Cependant le manque d’organisations qui caractérise la conduite du troupeau dans des zones où la charge est très élevée, compte tenu de disponibilités et de leur répartition dans l’année.

La transhumance par camion se répand par le transport des troupeaux sur de grandes distances en fonction des chutes de pluie et des poussées d’herbe. Ces déplacements rapides ne laissent pas la possibilité de la reconstitution des parcours et ne respecte pas le cycle biologique des espèces. Il porte atteinte ainsi à la régénération et entraîne l’appauvrissement de la diversité biologique. Par ailleurs, l’évolution récente dans le nord-est du pays, se caractérise par un certain retour de populations, depuis les villes vers leur région d’origine. Ce retour est facilité par l’ouverture de voies de communication, l’électrification et l’aménagement de points d’eau. Cependant ne possédant pas suffisamment de terres cultivables, certains d’entre eux pratiquent l’élevage extensif. D’autre part, l’élevage spéculatif d’une partie des bovins, pratiqué par des non-résidents, explique l’augmentation des effectifs constatée ( passant par exemple de 15 000 à 100 000 bovins dans le Parc national de El kala en quelques années) et plus globalement, la multiplication du cheptel national en quelques décennies.

En conclusion, la région du chêne liège kabyle la plus productive est la plus chargée en effectifs de bétail. Mais les conditions naturelles y sont telles qu’il serait possible moyennant une organisation rigoureuse une conduite convenable du troupeau, une couverture sanitaire et une amélioration génétique d’augmenter la production fourragère par, une structure appropriées des effectifs. Pour faire évoluer les systèmes d’élevage et donc alléger la pression qu’exerce sur les forêts, il y a lieu de revoir le pastoralisme dans ses formes traditionnelles et promouvoir un progrès technologique adapté.

f) Conservation de la biodiversité biologique et fonctions de protection des forêts

i) Conservation de la biodiversité terrestre

La flore spontanée algérienne est variée; avec des conditions bioclimatique allant du saharien au sud à l’humide au nord. 3300 espèces végétales spontanées ont été identifiées, 640 sont rares et menacées et 256 considérées comme endémiques (spécifique au pays). Des décrets fixent la liste des espèces végétales non cultivées. D’autres décrets sont en cours d’élaboration et concernent notamment la gestion durable des ressources génétiques (faune et flore).

Dans la steppe, l'alfa a beaucoup régressé du fait de sa surexploitation et des sécheresses récurrentes. Au Sahara, la flore est, par endroit, relique comme le cyprès du Tassili ou le pistachier de l’Atlas. Il y existe encore 500 espèces de plantes vasculaires et 700 cryptogammes. Dans les Oasis beaucoup de variétés et cultivars ont disparu ou se raréfient, dont la variété de datte "Takerboucht", seule resistante au "Bayoud" pour ne citer que le palmier dattier (Phenix dactylifera).

La liste des espèces animales protégées actualisée en 1991 par l’Agence Nationale pour la Conservation de la Nature comprend: 14 mammifères, terrestres (05) et marins (09) oiseaux, 10 amphibiens, 52 insectes, coléoptères (41), hyménoptères (04) et lépidoptères (07). Des dégradations de biotopes et biocénoses ont affecté cette faune sauvage (raréfaction ou disparition d’espèces comme lion, guépard, autruche, bubale, gazelle, oryx, etc…). Au niveau régional, on signalera la ratification récente par l’Algérie du protocole sur les aires protégées d’importance méditerranéenne.

ii) Fonction de protection des forêts

Les espaces et réseaux de zones protégés, non inclus les parcs du sud (Ahagar et Tassili), couvrent une superficie globale de 250 650 hectares . La superficie des formations forestières qui y sont situées est de 172 201 hectares dont 113 600 hectares de forêts et 58 602 hectares de maquis.

En Algérie la frontière entre forêts de production et forêts de protection n’est pas aussi marquée que dans d’autres pays de l’hémisphère nord, à de rares exceptions près. Les forêts de production jouent également un rôle de protection . La forêt est en effet en mesure d’assurer toutes les fonctions de protection et de conservation que l’on en attend si elle est, soit dans son état naturel et dans de bonnes conditions écologiques, soit exploitée, et gérée de façon durable. L’aménagement associe en général un ensemble d’objectifs à l’objectif déterminant et en fonction des situations. De ce fait, les aménagements réalisés à ce jour sur une superficie de 900 000 hectares ont donc concerné en priorité les forêts dites de production pour une raison évidente de mobilisation de produits ligneux et subéreux pour faire face à la demande mais ces aménagements ont toujours été orientés vers des objectifs visant à la sauvegarde des forêts pour leur permettre d’assurer leurs fonctions à travers leur équipement en routes d’accès, la diversification des essences et des structures des peuplements notamment…)

Les services forestiers s’efforcent de faire en sorte que les plans de gestion forestière et les techniques sylvicoles tiennent compte des buts de la diversité biologique souscrite par un grand nombre de pays participant à la CNUED à RIO de Janeiro en juin 1992 à travers l’application de ces méthodes et d’autres à mettre au point, dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’aménagement, dans les forêts de production, qui en Algérie en réalité associait toujours un ensemble d’objectifs dont la protection à l’objectif déterminant.


Produit par: Département des forêts FAO
Titre: Document national de prospective - L' Algérie...
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