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 Le niveau de prélèvement durable des espèces : comment le mesurer?

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AuteurMessage
briki atmane
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Nombre de messages : 325
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Occupation : chef service faune et flore
Humeur : syndicaliste
Réputation : 55
Date d'inscription : 04/02/2009

MessageSujet: Le niveau de prélèvement durable des espèces : comment le mesurer?   Ven 18 Oct 2013 - 18:35

Le niveau de prélèvement durable des espèces : comment le mesurer?
Stefan ZIEGLER, Chargé de programme “espèces menacées”,WWF-Allemagne
De nombreuses études réalisées dans les régions
forestières du golfe de Guinée et du bassin du
Congo ont tenté de cerner l'importance
alimentaire de la viande de brousse pour les
populations rurales ou citadines et l'exploitation
du gibier.
Néanmoins, on constate que, souvent, ces études
rencontrent des problèmes d'échantillonnage mais
aussi des difficultés dues à la multiplicité des
modes d'approvisionnement existants.
Des chercheurs1 ont tenté de diminuer l’impact de
ces questions sur les résultats par une approche
multicentrique qui permet des recoupements
rendant ainsi les données plus solides ou fiables.
Pour mesurer le prélèvement de la chasse sur un
territoire donné et vérifier s’il est durable, on
dispose de nombreux modèles, malheureusement
souvent d’une grande complexité mathématique.
Un modèle se base sur la natalité et la mortalité
naturelle
En 1991, Robinson & Redford2 ont développé, en
Amérique du Sud, un modèle qui semble assez
efficace et précis.
La base de leur modèle est le taux d'accroissement
et la densité de la population gibier par lesquels la
reproduction est calculée. Le nombre d'animaux
qui pourrait être prélevé sans changer la taille de
la population dépend de la proportion de la
natalité et de la mortalité naturelle.
L'âge de reproduction est associé à la longévité de
l'espèce. Généralement, une espèce d'une
Actions prioritaires concrètes
au Cameroun et au Congo
Avec l’appui de la coordination du groupe de
travail CITES sur la viande de brousse, un projet
de suivi et de contrôle du transport illicite de la
viande de brousse sur le chemin de fer (Camrail) a
été lancé, au Cameroun, et se poursuit avec
succès. Il en est de même de la réflexion sur la
création d’une structure parastatale indépendante
de gestion de la faune et des aires
protégées. Au Congo, un projet de création d’une
agence parastatale de la faune et des aires
protégées va être mise sur pied. Une nouvelle loi
sur la faune et les aires protégées sera
promulguée prochainement.
Depuis la cessation des activités du Groupe de
travail sur la viande de brousse en Afrique
centrale, la viande de brousse, bien qu’au centre
des questions de conservation de la biodiversité,
est de moins en moins à l’ordre du jour dans les
grandes rencontres et autres fora sous-régionaux
sur la gestion durable des ressources naturelles.
On constate une recrudescence du commerce
illicite de la viande de brousse sur les grands
marchés des principales cités urbaines de la sousrégion
(Libreville, Brazzaville, Douala, Yaoundé,
Kinshasa, Pointe –Noire, Malabo ou Bata).
La viande des primates est commercialisée malgré
les multiples campagnes de sensibilisation lancées
en prévision des épidémies comme Ebola et le
Monkey Pox. A Bangui, capitale de la RCA, dans
un marché, situé en périphérie de la ville, appelé
PK 12, on vend, chaque jour, près de trois tonnes
de viande de brousse toutes espèces confondues.
La viande d’éléphant y est vendue en permanence.
Cette recrudescence du commerce illicite
s’explique d’une part, par la demande croissante
pour la viande de brousse et d’autre part, par la
faiblesse des institutions chargées du contrôle et
de l’application des législations en vigueur. Au
Gabon, par exemple, une loi a été promulguée, en
avril 2005, légalisant le commerce de la viande de
brousse, sans aucune garantie préalable, malgré
les faiblesses constatées en matière de suivi, de
contrôle et d’organisation des circuits de
distribution. A cela s’ajoute l’expansion de
l’exploitation forestière avec tous ses impacts sur
la faune sauvage.
Les enjeux liés au commerce de la viande de
brousse restent donc une question d’actualité en
Afrique centrale. L’effort déjà consenti par le
groupe de travail CITES sur la viande de brousse
doit se poursuivre; son mandat a été reconduit en
juin 2007, à la CdP14 (décision 14.74). Ainsi, avec
les fonds nécessaires, on peut espérer la mise en
oeuvre des plans d’action
nationaux dans les pays qui en
possèdent ou leur élaboration
pour ceux qui n’en disposent pas
(RCA, RDC et Guinée équatoriale).
Une commerçante de
viande de brousse en
Guinée équatoriale vend
des crocodiles nains
africains Osteolaemus
tetraspis (I/A)
© Noëlle KüMPEL
1. L’étude sur l’harmonisation des législations en matière de faune sauvage et aires protégées,
effectuée par le groupe de travail CITES sur la viande de brousse, en 2002-2003, est disponible au
service documentation de l’UICN BRAC, de la COMIFAC et à l’OCFSA, Yaoundé, Cameroun.
6 info TRAFFIC décembre 2007, n° 8
viande
de
brousse
Le développement de l’aulacodiculture au Cameroun
Dr Philippe ENGAMBA, Coordonnateur du projet d’élevage des aulacodes au
Cameroun (PEAC)
Le développement de
filières commerciales
vers les grands centres
urbains a fortement
contribué au développement
du braconnage
et brisé les modes de
gestion traditionnels
de la ressource
faunique.
Malheureusement, peu de propositions concrètes
permettent de développer des alternatives au
braconnage et la seule répression est insuffisante.
La demande émanant des villes est en effet
permanente et il existe peu d'autres sources de
viande fraîche en zones de chasse. Dès lors,
l'élevage de gibier se présente comme l’une des
alternatives au braconnage.
Les premières actions en matière d'aulacodiculture
au Cameroun remontent à 1999, au
travers d'un partenariat entre le MINEPIA
(Ministère de l’élevage, des Pêches et des
industries animales) et le projet DGEG
(Développement au Gabon de l’élevage de Gibier)
qui a permis d'installer deux stations de
multiplication de géniteurs, à Yaoundé et à Limbé.
A la suite du projet DGEG, et sur requête des états
impliqués, le projet DABAC (Développement
d'Alternatives au Braconnage en Afrique centrale)
a débuté le 15 avril 2002. Ce projet a permis la
construction d’une troisième station de
multiplication de géniteur à Bafoussam.
En septembre 2004, le PEAC (Projet d’Elevage des
Aulacodes au Cameroun) a pris la relève en
matière de promotion et d’encadrement des
aulacodiculteurs.
Des élevages familiaux
comme revenus complémentaires
Actuellement, l'aulacodiculture ne se pratique pas
de façon industrielle. En effet, si le mode
d'élevage peut être considéré comme intensif
(élevage en claustration étroite avec recherche
d'une productivité optimale), il s'agit plutôt
d'élevages familiaux dont la pratique est
particulièrement propice pour les personnes
habitant dans ou à proximité de grands centres
urbains (où se trouve un fort potentiel de vente à
des prix élevés) et qui y possèdent déjà une
activité principale.
Cette activité suscite un réel enthousiasme dans
les populations camerounaises : on compte plus de
600 éleveurs, les plus anciens ayant débuté leurs
activités en août 2001 (voir tableau ci-après).
longévité élevée commence sa phase de
reproduction plus tard qu'une espèce de longévité
basse. C’est pourquoi les espèces se divisent en
trois catégories:
(i) âge de la dernière reproduction possible avant
5 ans, (ii) âge entre 5 et 10 ans, (iii) âge de la
dernière reproduction possible au-delà de 10 ans.
En considérant la longévité de l’espèce, le
prélèvement durable du premier groupe peut se
chiffrer à 60% de la reproduction annuelle, celui du
second groupe à 40% et du dernier groupe à 20%.
Pour que la menace d'une surexploitation soit
évitée, le prélèvement durable ne doit pas
dépasser la valeur de la reproduction annuelle.
Ziegler3 a appliqué ce modèle, en 1996, dans les
zones tampons du Parc National du Haut Niger, en
Guinée, en préparant le plan d'aménagement de
l’aire protégée.
Le prélèvement de la chasse des mammifères était
étudié en fonction du recensement de carcasses
sur les marchés principaux de la région.
© P. J. HOUBEN
L’aulacode Thryonomys swinderianus est un rongeur aujourd’hui bien connu des spécialistes de
l'élevage en Afrique subsaharienne. Il est, à ce jour, le seul animal d'élevage d'origine africaine à
destination des consommateurs africains et semble offrir une alternative réelle au commerce de
viande de brousse. État des lieux.
Ce modèle, quoi qu’imparfait, a aidé l’équipe du
parc national à mettre sur pied une stratégie de
gestion d’exploitation durable des animaux
sauvages. Néanmoins, comme tout modèle, celui-ci
ne décrit qu’une approche d’un système
naturel.
Il faut donc que le taux du prélèvement de la
chasse et la densité des ressources animales soient
contrôlés régulièrement.

Il faut donc que le taux du prélèvement de la
chasse et la densité des ressources animales soient
contrôlés régulièrement en Algerie.
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Le niveau de prélèvement durable des espèces : comment le mesurer?
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