Forums des Forestiers Algériens
Bienvenue aux Forums des Forestiers Algériens


Le monde des forêts et de l'environnement en Algérie
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Votre soutien morale et matériel assure sans doute la continuité et le développement des forums des forestiers algériens!
أعضاؤنا الكرام ساهموا معنا في دعم و تطوير المنتدى
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Meilleurs posteurs
Zynèb (1445)
 
FFA (606)
 
atmoh300 (571)
 
BATNA (498)
 
RMR33 (486)
 
toufik (456)
 
Ray (448)
 
abderachid (397)
 
briki atmane (325)
 
Mouloud (307)
 
Les posteurs les plus actifs du mois
Derniers sujets
Mots-clés
ENTREPRISES humides FORETS
Septembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
CalendrierCalendrier
Météo
Météo fournie par DzMeteo.com
Journal Officiel
http://www.joradp.dz/HFR/Index.htm

Partagez | 
 

 Intégrer les savoirs autochtones dans la gestion forestière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
briki atmane
Capitaine
Capitaine
avatar

Nombre de messages : 325
Age : 59
Localisation : BATNA ALGERIE
Occupation : chef service faune et flore
Humeur : syndicaliste
Réputation : 55
Date d'inscription : 04/02/2009

MessageSujet: Intégrer les savoirs autochtones dans la gestion forestière   Sam 16 Nov 2013 - 9:50

Intégrer les savoirs autochtones dans la gestion forestière


Près de la moitié du territoire québécois est couverte de forêts. Pour exploiter cette ressource de façon durable, il faut comprendre la dynamique des écosystèmes des siècles passés.

Hugo Asselin
Foresterie, chercheur en foresterie autochtone à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Hugo Asselin

La sociologie des bois

Les connaissances des Autochtones pourraient révolutionner la gestion forestière au Québec.
Par Jean-Pierre Rogel

À 37 ans, Hugo Asselin parle déjà comme un vieux sage: «Il faut comprendre la forêt dans la profondeur du temps», dit ce chercheur en foresterie autochtone à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

La foresterie autochtone, une spécialisation universitaire? «Mais j’espère bien! Les Autochtones connaissent la forêt et ils ont des savoirs précis à nous trans­mettre, pourvu qu’on les écoute. Nous aurions beaucoup à gagner à intégrer leurs connaissances dans les stratégies d’aménagement forestier durable.»

D’où l’idée qu’il a défendue d’intégrer la Chaire de recherche du Canada en foresterie autochtone – dont il est le titulaire – au département des sciences humaines. Une révolution! «Les intérêts des Amérindiens étant au cœur de notre démarche, nous agissons parfois comme des sociologues de terrain, résume Hugo Asselin. Nous les rencontrons, nous les interrogeons sur leurs perceptions, puis nous montons un projet de recherche appliqué qui tente de répondre à leurs questionnements et qui s’insère dans une démarche d’aménagement forestier durable.»

Certains des travaux de l’équipe relèvent même carrément de l’ethnologie ou de la sociologie. Une étudiante au doctorat examine le rôle des femmes autochtones dans la gouvernance du territoire; une autre évalue l’accep­tabilité sociale d’une stratégie d’aména­­gement écosystémique par la communauté algonquine de Pikogan, une réserve située près d’Amos.

Et même dans le cas des recherches plus proches des thèmes habituellement abordés en écologie forestière, l’intérêt autochtone n’est jamais bien loin. Ainsi, si on étudie la dynamique du pin blanc près de sa limite nordique d’établissement, c’est parce que les Algonquins sont préoccupés par la diminution de cette essence sur leur territoire ancestral. «Mais c’est aussi, souligne Hugo Asselin, parce qu’ils obtiennent peu d’écou­te de la part de l’industrie forestière, très frileuse à l’idée d’aménager des peuplements de pins blancs, notamment en raison des attaques par la rouille vésicu­leuse ou par le charançon.»

Bien sûr, pour comprendre les écosystèmes forestiers, l’ingénieur utilise aussi des méthodes plus «habituelles», notamment la paléoécologie qui, à partir de fossiles, étudie les relations passées entre les êtres vivants et leur environnement. «Nous sommes très en retard dans notre compréhension des écosystèmes forestiers, souligne-t-il.

Alors que la Commission Coulombe sur la gestion publique de la forêt québécoise remonte déjà à huit ans et qu’on s’apprête à mettre en application le nouveau régime forestier, il devient urgent de saisir la dynamique naturelle de ces écosystèmes au cours des derniers siècles, ne serait-ce que pour mesurer les effets du réchauffement climatique.»

Corédacteur en chef de la revue Écosociété, partie prenante de débats sur le développement régional, Hugo Asselin croit fermement en la responsabilité sociale des scientifiques. «La forêt est un milieu de vie ouvert, répète-t-il, un milieu riche des expériences culturelles et naturelles du passé.»

Des expériences que, à l’instar de ses amis amérindiens, le jeune chercheur tient à transmettre au plus grand nombre.
Revenir en haut Aller en bas
 
Intégrer les savoirs autochtones dans la gestion forestière
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Intégrer un vieux doberman dans une meute
» Je voudrais intégrer les fruits et légumes dans leur alimentation
» Intégrer une nouvelle poule dans le poulailler
» Intégrer des nouvelles poules après attaque de renard ?
» Intégrer électroménager existant dans une cuisine IKEA

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forums des Forestiers Algériens :: Programmes, Projets et Entreprises :: Programmes et projets forestiers-
Sauter vers: